Loisirs et vacances

Les loisirs et les vacances sont un espace d’épanouissement et de liberté indispensables à tous. Temps de répit pour les familles, les activités culturelles et sportives ainsi que les congés répondent aussi à un besoin fondamental de s’évader, sortir et faire de nouvelles découvertes. Développement des capacités sensorielles et motrices, communication : elles offrent une ouverture sur le monde qui favorise l’adaptabilité des personnes.

Comment choisir une activité de loisirs ?

Toute activité de loisirs peut être pratiquée par une personne autiste.

Le choix d’un sport ou d’un loisir s’effectue en fonction :

  • des intérêts de la personne
  • de ses capacités et particularités
  • des objectifs que l’on souhaite atteindre

N’hésitez pas à demander conseil auprès d’une assistante sociale, d’associations de parents ou d’une structure spécialisée pour identifier une activité adaptée.

Accéder à la liste des établissements de sport, loisirs et culture en Île-de-France.


Quelques initiatives culturelles en Île-de-France

Des parcours dédiés au musée du Louvre
Le musée du Louvre à Paris met à disposition des documents spécialement conçus pour accompagner la visite de personnes autistes. Trois thèmes sont disponibles : Le Louvre médiéval, La galerie tactile et La cour Khorsabad.

Une visite adaptée à la Cité des Sciences
Des médiateurs réalisent des visites adaptées aux personnes autistes à la Cité de Sciences à Paris.

Ciné-ma différence et les spectacles Relax
Ce réseau organise des séances de cinéma et des spectacles adaptés à Paris et en Île-de-France, accessibles aux personnes avec et sans handicap.

Bon à savoir :

Les personnes en situation de handicap peuvent accéder gratuitement à la plupart des musées et monuments d’Île-de-France, sur présentation de la carte d'invalidité ou la carte mobilité inclusion.


Quelles structures d’accueil pour les enfants ?

Les centres de loisirs traditionnels

Les enfants autistes y sont accueillis comme n’importe quel autre enfant. Des adaptations peuvent être nécessaires pour répondre à leurs besoins spécifiques. Pour faciliter l’intégration, il est conseillé de rencontrer en amont l’équipe et/ou le directeur de la structure pour les sensibiliser, si possible en présence d’un professionnel qui suit l’enfant (éducateur spécialisé, psychologue, psychomotricien…).

Les centres de loisirs “mixtes”

Ils accueillent les enfants avec et sans handicap de 3 à 13 ans. Les activités sont adaptées aux envies, besoins et potentiels de chacun. L’encadrement y est renforcée et les équipes sont sensibilisées à l’accueil d’enfants en situation de handicap.

Les centres de loisirs adaptés

Ils sont spécialisés dans l’accueil d’enfants en situation de handicap et l’équipe est pluridisciplinaire : éducateurs spécialisés, orthophonistes, psychomotriciens, psychologues…).

 


Quelques initiatives

  • A Paris :
    • Les centres de loisirs à parité (CLAP) accueillent en nombre égal des enfants porteurs de handicap et des enfants sans handicap.
    • Le P’tit Club est un centre de loisirs spécialisé réservé aux enfants avec autisme ou troubles envahissants du développement (TED) de 4 à 12 ans.
  • Dans les Yvelines :
    • À Croissy, le centre de loisirs Bulle d'air est destiné aux enfants de 3 à 11 ans souffrant de troubles sévères du langage et/ou de la communication, avec ou sans déficience intellectuelle.
  • En Île-de-France :
    • Les centres Loisirs Pluriels accueillent à parité enfants valides et enfants handicapés.

Partir en vacances : où et comment ?

De organismes proposent des “vacances adaptées”, c’est-à-dire des programmes prenant en compte le handicap des personnes et leurs besoins. Pour choisir un séjour, prenez en compte les envies et les possibilités de la personne :

  • capacités d’accueil :
    • spécifique pour les personnes autistes,
    • inclusion dans le groupe de personnes en situation de handicap ou non,
    • accompagnement individualisé dans le cadre d’un séjour en inclusion,
    • nombre de participants,
    • accueil de l’enfant seul, avec sa fratrie ou en famille, avec présence ou non de personnel formé pour l’accueil,
    • etc.,
  • prise en compte du degré d’autonomie de la personne,
  •  type d’hébergement et restauration : hébergements collectifs, chambres individuelles, gîtes, hôtels, pension complète, demi-pension, etc.,
  • durée du séjour,
  • encadrement : formation des animateurs-accompagnateurs au handicap et à l’autisme,
  • destination et activités : vacances à la mer, à la montagne, en ville, à la campagne, activités sportives ou culturelles, etc.

Accéder à la liste des organismes de vacances adaptées en Île-de-France.

Vacances : quelles aides financières ?

Plusieurs aides existent pour financer les vacances. Leur attribution n’est cependant pas systématique. Les démarches sont à réaliser auprès de chacun des organismes.

Voici une liste des organismes susceptibles de fournir une aide financière :

  • La CAF peut proposer, sous conditions de ressources, des aides aux temps libres pour les vacances, des bons vacances et des coupons sport pour les loisirs. Elle propose une aide majorée pour les enfants bénéficiant de l’AEEH.
  • La Mutualité sociale agricole peut proposer, là encore sous conditions de ressources, des bons vacances.
  • Certaines mutuelles accordent des aides.
  • Les services sociaux des mairies et des Conseils Généraux peuvent octroyer ponctuellement des aides.
  • Certains comités d’entreprises fournissent une aide directement octroyée à l’organisme ou sous forme de remboursement à la famille.
  • La MDPH peut aider en augmentant ponctuellement le montant du complément de l’AEEH.
  • La Fondation Orange peut proposer un soutien financier, une fois que toutes les autres aides légales ont été demandées.
  • Les bourses de la jeunesse au plein air sont réservées aux élèves de l’enseignement public dont les parents sont en difficultés financières.
  • Les bourses solidarité vacances permettent des séjours moins coûteux aux personnes handicapées dont les revenus sont insuffisants.
  • Les chèques vacances de l’Agence nationale pour le chèque vacances permettent aux salariés d’une entreprise de ne payer qu’une partie du prix du séjour tandis que l’autre est prise en charge par l’employeur.
  • Le projet d’aide aux vacances de l’ANVC et l’UFCV favorise l’accès aux séjours des personnes porteuses d’un handicap mental.
  • Le CCAS (Centre communal d'action sociale), le Département et le Conseil régional d’Île-de-France offrent différentes aides. Celles-ci peuvent varier en fonction de votre lieu de résidence.

Conseils pour l'organisation des vacances

Préparer le séjour avant de partir permet de rassurer la personne autiste et d’atténuer certaines angoisses.

  • Montrer des photos et des vidéos du lieu de vacances et des activités
  • Préparer un planning pour visualiser les jours restants avant le départ
  • Préparer la valise à l’avance avec le futur vacancier
  • Mettre des objets rassurants dans les bagages 
  • Contacter le lieu de vacances pour adapter le séjour

Pour en savoir plus

Comment choisir son séjour de vacances adaptées ? (Conseil national des loisirs et du tourisme adaptés)
Le Carnet de route (Participate Autisme)
Comment choisir son séjour de vacances adaptées ? (Conseil National des Loisirs et du Tourisme adapté), en version FALC

Aussi
Droits et démarches
 

 

 

 

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